La double équation de l’alimentation en eau potable et l’assainissement du cadre de vie des populations représente un défi majeur pour les pays en développement, tous confrontés à une démographie galopante et à un développement socio-économique rapide. Aujourd’hui, la population mondiale est estimée à 7,9 milliards environ et selon les projections, elle devrait
avoisiner 9,8 milliards d’habitants en 2050, ce qui nécessitera une demande supplémentaire en eau de 64 milliards de m3/an [1,2]. Les pays les plus touchés restent ceux de l’Afrique, en général, et particulièrement ceux de l’Afrique subsaharienne [3]. Selon les Nations Unies, 800 millions d’individus en l’Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’eau potable [4]. Par conséquent, ces défis liés à la fourniture en eau potable et à l’assainissement risquent d’être encore aggravés par la crise liée au changement climatique en Afrique. Par ailleurs, cette situation est plus déplorable en milieu rural où plus de la moitié de la population est concernée. De ce fait, les populations en zones rurales sont contraintes à consommer les eaux brutes de lacs, de rivières, de puits ou de forages sans aucun traitement au préalable et donc de qualité douteuse. Face à l’ampleur des problèmes liés à la consommation des eaux insalubres, la plupart des gouvernements ont engagé un plan d’action en août 2017 qui vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030, en particulier pour les
populations vulnérables [5].
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